Rue(s) Lafayette

Trois heures avant la lecture et tandis qu’il se branche, s’accorde, joue quelques notes, assise dans les gradins je me dis une fois de plus : voici ma juste place. C’est un sentiment ténu, bonheur qu’on ne voudrait pas nommer de peur de le lester, qu’il s’éparpille en route.
Pas de scène, murs noirs, pied de micro, une vingtaine de feuilles à portée de la main : tels sont alors les repères.
A l’étage, une loge, un recueil de poèmes.
La veille, à Marseille, avoir découvert que la chambre pour deux nuits était située rue Lafayette.
*
(lecture à Marseille de passages consacrés à la rue Lafayette, Paris, tirés de mon prochain livre : grand, grand merci à Jean-Marc Montera, à toute l’équipe des Bancs publics, de la Marelle, et bien sûr à ceux venus nous écouter)

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