L’île qui n’existait pas.

800px-Vespro_flag.svgJe l’ai cherché en vain à la surface de la Méditerranée, l’île d’obsidienne de mon premier chapitre. Comme la chimère n’était répertoriée sur aucune de mes cartes maritimes, je finis par penser l’avoir tout simplement rêvée. J’avais pourtant cru l’apercevoir à plusieurs reprises dans l’archipel volcanique des îles Éoliennes. Je brûlais sans la voir. Je la sentais toute proche. Mes jumelles ne me servaient à rien mais je ne le savais pas encore. Depuis la naissance de l’Alycastre, comme de nombreuses visions s’étaient révélées naturellement à l’encre sympathique sur mon carnet de bord, je ne renonçais pourtant pas à mon intuition fondatrice. Avait-elle été finalement engloutie comme dans la légende ? Je viens de vérifier : « L’île qui n’existait pas » existe bel et bien par huit mètres de fond dans les champs Phlégréens du canal de Sicile, au sommet du volcan d’Empédocle. Cap au 37° 06′ Nord 12° 42′ Est. Étarquons la grand voile au vent d’Embat. Je dois vous quitter à nouveau ; un vieux commandeur, un bateleur et son petit aigle blanc s’impatientent de ma prochaine visite sur leur récif enchanté.

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