(Echappée) Belle de (1er) Mai

On n’écrit pas à quatre. On écrit seul. Nous prétendons le contraire pour le projet qui nous réunit, et au cours de cette expérience/résidence/résistance…

1er jour, 1re nuit (lundi) : expérience nécessaire de construction, articulation ; structuration de quatre récits qui suivent le même cours dans quatre lits, chacun à leur débit, chacun dans ses méandres.

2e jour, 2e nuit (mardi) : résidence, on s’ancre dans les concertations, consultations : précisions, circonvolutions (trop de mots en « -tion »), parfois jusqu’à la maniaquerie, qui exacerbe l’envie de s’y mettre. Chacun seul.

3e jour, 3e nuit (mercredi) : résistance de l’écriture qui se refuse, cesse d’être apprivoisée. Les textes des autres ont asséché ma propre langue, tant ils me paraissent mieux ajustés au projet, plus amples, riches.

4e jour : fête/faites du travail. Un programme. On y est. L’écriture peut reprendre son cours, torrentiel, impression de retard à rattraper sur ce qui a été dit et n’est pas encore saisi dans mon récit. On est à la bourre, déjà. Plus que deux jours.

 

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