Canicula

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À la terrasse des Danaïdes, la chaleur est sur toutes les lèvres. La Provence titre : « La canicule s’installe, état d’alerte ». Dans le bassin de la fontaine des Danaïdes, la baignade est interdite. Je m’interroge : qui sont les Danaïdes ? Des meurtrières me répond la toile. Des épingles dissimulées dans leurs longues chevelures pour transpercer le cœur de leurs époux. Le bassin aux épouses assassines pisse des jets d’eau tiède au parfum de chlore. La mer, à vol d’oiseau, je la vois bien. Ici, j’ai la nostalgie de Trouville-sur-Mer, de ses marées aux coefficients à plus de cent, de ces heures de basse mer, de ses heures de pleine mer, de ses ciels chargés de gris. Ici, je rêve que j’enfile une petite laine le soir venu.

– Canicule : du latin canicula, petite chienne, nom donné à l’étoile Sirius

– Époque où l’étoile Sirius se lève avec le Soleil et qui, dans l’Antiquité, coïncidait approximativement avec le début de l’été en Égypte.

Le substantif féminin « canicule » (prononcé : [kanikyl]) est un emprunt au latin canicula diminutif de canis (« chien ») signifiant proprement « petite chienne » et employé pour traduire le grec ancien κύων kúôn, substantif masculin désignant Sirius, étoile principale de la constellation du Grand Chien. Elle ne concerne donc à l’origine que la période annuelle du 24 juillet au 24 août , où cette étoile se couche et se lève en même temps que le Soleil, ce qui avait laissé penser aux anciens qu’il existait un lien entre l’apparition de cette étoile et les grandes chaleurs. Ainsi Pline l’Ancien écrivait : « Quant à la Canicule, qui ignore que, se levant, elle allume l’ardeur du soleil ? Les effets de cet astre sont les plus puissants sur la Terre : les mers bouillonnent (XVIII, 68) à son lever, les vins fermentent dans les celliers, les eaux stagnantes s’agitent. Les Égyptiens donnent le nom d’oryx à un animal qui, disent-ils, se tient en face de cette étoile à son lever, fixe ses regards sur elle, et l’adore, pour ainsi dire, en éternuant. Les chiens aussi sont plus exposés à la rage (VIII, 61) durant tout cet intervalle de temps ; cela n’est pas douteux. »

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