Automne 2017 – 3e résidence d’écriture à la Brégandaïo

 

Résidence de l'Alycastre à la Brégandaïo - WEBDepuis la lecture publique mémorable des Contes de l’Alycastre le 8 Juillet dernier sur la terrasse de l’Oustau de Provence au parc Jourdan, les équipes de création se sont soudées et de nos alliances successives est en train de naitre un alliage d’orichalque des plus purs. Ce nectar coule désormais bouillonnant de notre Athanor et présage d’un voyage extraordinaire. La direction artistique transmédia des « Contes de l’Alycastre » se met donc en place avec force et vigueur depuis septembre dernier dans notre atelier Aixois, au Labo511 d’AZOTH Studio.

Le groupe des trois choreutes d’abord, Catherine Lecoq, Roland Munter et moi-même peaufinons notre diction en prévision de la grande forme du spectacle musical qui est déjà en préparation sur l’établi. La partition de l’album du « Five legged fish » du compositeur Médor Mader nous sert de base rythmique. Ce musicien avait déjà rejoint l’équipe sur la scène du cabaret expérimental du «  Non Lieu » à l’occasion de la performance de sortie de résidence de la Villa des auteurs de la Friche de la Belle de Mai à Marseille fin Juin 2016. Médor Mader rentre tout juste de Rome où il a enregistré son dernier album avant de s’en retourner dans sa Californie pour le mixer. De passage en Provence, il a poussé jusqu’à la Brégandaïo  pour me le faire entendre. J’en ai eu la primeur : Magnifique !  Alors d’ici que le futur nous dévoile son grand dessein, je chasse pour lui un(e) percussionniste et un(e) flûtiste  pour former, en compagnie de ses claviers, le trio d’excellence dont nous rêvons ensemble. Je me rapproche aussi des orchestres symphoniques ; c’est que les « Ballets Russes » sont dans ma ligne de mire. Depuis le sacre du printemps dernier, je commence à visiter également les compagnies de danse pour dénicher la perle rare qui emportera « la danse du dragon qui sommeille », à nos côtés, sur le pont.

Pour l’exposition, là aussi, les choses s’éclaircissent même si la direction scientifique n’a pas encore trouvé sa tête. Antonin Chabert, ethnologue en charge de la valorisation de nos collections, tisse actuellement les liens avec les laboratoires ad hoc de l’Université d’Aix-Marseille. Versant artistique, j’ai arrêté mon choix sur trois plasticiens pour l’exposition de l’Alycastre : Lisa Dora Fardelli, peintre Toulonnaise du label « Au cœur des Arts », Michel Jacucha, sculpteur et fondeur d’Art de Maraussan avec qui j’ai déjà œuvré pour mon film « Les 3 Vies du Chevalier » et Hannah Around, jeune photographe Aixoise de talent. J’ajouterai au centre du labyrinthe quelques travaux plastiques personnels dont ma fameuse radiographie de « l’Homo Radius Eroticus ». Mon  tout sera enchâssé dans la cale profonde d’un navire : un dispositif scénographique transportable à volonté sur les rives de la Méditerranée conçu par le chef constructeur Pierre Marmet, un ancien de l’Atelier du Petit Chantier à Berre l’étang avec qui je collabore depuis vingt cinq ans.

Reste le texte fondateur des éditions, mon propre travail. Comme à l’accoutumé, le chef d’atelier est le dernier servi, tout occupé qu’il est à convaincre les armateurs de financer la suite de sa campagne maritime au long cours. Quoi qu’il advienne, je viens de m’extraire de la production et rejoindre la Brégandaïo, la base arrière d’AZOTH Studio du côté des grands lacs du Verdon, pour y rédiger la version finale de la légende de l’Alycastre. Il me reste quelques notices historiques à dépouiller et à synthétiser les séances de travail passées sur place avec Pascal Jourdana (conseiller littéraire), Antoine Cupial (scriptdoctor) et Roland Munter (correcteur en titre). Je n’oublierai pas non plus d’intégrer les fiches de lecture de Karine Girault (graphiste), Philippe Rigaud (historien) et Catherine Lecoq (comédienne engagée dans le projet). Voilà le menu de la cambuse de cette troisième et dernière résidence d’écriture.

Trois éditions sont à l’étude : une édition de tête de grand format mais au tirage très limité sous la forme d’un ouvrage d’art enluminé. J’en confierai la reliure à « Lu Si Faire » l’Atelier de reliure Aptésien de Patrick Broux qui attend impatiemment mon épreuve. Une deuxième version, classique cette fois, que la Marelle s’est engagée à promouvoir auprès des éditeurs et une troisième bilingue (franco-provençale) à destination de la jeunesse. Elle sera dirigée par le félibre Bas-Alpin Pierre Bonnet (président d’AZOTH Studio) qui choisira le ou les traducteurs dans les graphies mistralienne & classique. Cette édition sera illustrée par Anna Mars, la correspondante d’AZOTH Studio à Berlin, à qui l’on doit déjà plusieurs réalisations du studio dont la monographie n°9 de « La première chose que je peux vous dire » éditée par la Marelle.

Ces quelques nouvelles ont été consignées sur le livre de bord de la Brégandaïo à la faveur d’un soleil radieux et d’un premier croissant de lune. Je m’interromps ici pour  border  les voiles, le vent se lève.

Ce Mardi 24 Octobre 2017, quelque part en Méditerranée.

Don Datto degli Alberti

2 réponses

    • 2007 – Début des recherches historiques sur l’Alycastre
      2014 – Sortie du Film « Les 3 Vies du Chevalier » qui monopolisait toute l’énergie du studio
      2015 – Mise en état du projet transmedia de l’Alycastre
      2016 – Résidence collective à la Villa des Auteurs de la Friche de la Belle de Mai (Marseille)
      2017 / 2016 – 2e Résidence d’écriture à la Bibliothèque Méjanes (Aix-en-Provence)
      2017 – 3e Résidence d’écriture chez AZOTH Studio – Bouclage du script (Verdon)

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