Xavier & Dominique

Xavier Bazot à la Marelle

Xavier Bazot à La Marelle

La première chose que j’ai vue en entrant à la villa des auteurs, c’est la photo de Xavier Bazot au beau milieu des artisans de la plume qui m’ont précédé en escale à La Marelle. Il s’y est donc arrêté, lui aussi, jadis. Quand ? Pour quel projet littéraire ? Mystère. Nous n’avons lui et moi jamais eu l’occasion d’en parler. J’ai donc cherché dans les rayonnages trace et trouvé sans grande difficulté deux petits opus qu’il a écrit ici ou ailleurs ? Je les ai aussitôt rapatriés en douce dans mon programme de lecture ; il n’est pas bien lourd. Pour me mettre en jambes : « le Gradus » de Bernard Dupriez,  « Essais sur le roman » de Michel Butor et « Les règles de l’Art » de Pierre Bourdieu. Pour caresser mon sujet, j’y ai ajouté « Le manuscrit trouvé à Saragosse » de Jean Potocki sur les conseils de Pascal Jourdana. J’avais déjà vu le film au Festival  du Cinéma Méditerranéen de Montpellier. L’adaptation cinématographique de 1964 par Wojciech Has est une pure merveille.  Je ne suis là ni pour lire ni pour faire du cinéma mais je lirai du Bazot (Au bord & Stabat Mater), sur mon temps libre, après avoir achevé « Le dernier des Chapacans » de Maurice Gouiran.  « A te lire Xavier, toi qui as pris grand soin de rédiger, à mon invitation, l’entretien du dossier de presse des « 3 Vies du Chevalier » , au moment où le monde extérieur à mes folies ne daignait encore  y prêter grande attention ». J’ai eu chaud. J’ai eu froid plutôt et pas que dans le dos. Vous savez, la sueur qui se colle, glaciale, à votre âme quand vous courez par une nuit d’hiver sans grand manteau. Aujourd’hui, c’est différent… Les temps mauvais m’ont donné raison et ce film, pour beaucoup, est un phare. L’histoire finit bien. Et des circonstances de ma rencontre avec Xavier, disons juste, amis lecteurs, que nous œuvrons côte à côte pour le bien de la communauté des auteurs. Xavier est au Japon. Il ne sait pas que je suis à Marseille. Je lui enverrai dés demain le lien de cette première publication sur mon fil d’actualité ; de mon premier post sur le blog comme on dit vulgairement ! Le mot « Blog » à mes oreilles sonne comme pudding. Je n’ai rien contre le pudding mais c’est l’époque des fraises gariguettes dont le parfum est bien plus subtil. Alors je préfère « fil » qui est à la plume légère ce que l’acier de Tolède est à la fine lame. A l’écrit, je ne suis pas un adepte de l’anglicisme à tout va sauf quand il vient de la Canebière où l’on ne monte pas à Disneyland mais où on va à Euromickey ! J’ai levé une coupe de champagne en 2012 sur un vol Amsterdam Marseille le jour où cagole & càcou sont entrés dans le Petit Robert. J’ouvre ainsi, par ces quelques lignes, la résidence du « Conte de l’Alycastre » , le 25 Mai 2016, deux jours après mon installation hors les murs de la « Brégandaio », mon refuge des Basses Alpes au pied d’un château templier. Des grandes vacances. Un dernier verre et hop ! Au café et à l’eau plate. En attendant, les glaçons de mon pastis tintent comme les gréements des voiliers à l’amarre dans le vent frais d’un premier matin.

Dominique Dattola 2016 – Tous droits réservés

Corrections Roland Munter & Pascal Jourdana

3 réponses

  1. Je te sens en verve l’ami ! Tes mots vibrent d’une belle énergie. Ils me touchent. Bon travail ! l’histoire qui t’a donné raison n’est pas finit, puisque tu en écris déjà une suite, un fil, bien inspirée. Ciao bello ! Ciao !. Patrice

  2. Datto sur le grill, une fois de plus, il aime ça!! C’est peut-etre cette pyromanie qui nous rapproche.
    Bonne inspiration Dominique. Je te souhaite partage et résonance. A plus de lumière.

  3. Je te souhaite un excellent séjour, mon cher Dominique, en ces lieux magiques où je suis très heureux que nous nous croisions, en-dehors du temps, au-delà de la distance…
    avec toutes mes amitiés,

    Xavier

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